[JugoInfo] Imbarazzanti condanne ai capi dell’UCK fanteria della NATO

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La Corte Speciale dell’Aia ha condannato i leader dell'”Esercito di Liberazione del Kosovo” – Hashim Thaçi, Jakup Krasniqi, Kadri Veseli e Rexhep Selimi – a pene detentive che vanno dai 13 ai 25 anni per crimini di guerra.

[français / deutsch / italiano]
 
Imbarazzanti condanne ai capi dell’UCK fanteria della NATO
 
1) Processo ai leader dell’UÇK: le vittime albanesi in primo piano, i crimini contro i serbi dimenticati / Justice-Info.net publie un article apportant des précisions intéressantes (Jacot Descombes / Georges Berghezan)
2) “Kosovo” e Albania condannano la sentenza e onorano i criminali
3) FLASHBACK: Gli straordinari successi della Nato in Jugoslavia (Michel Collon, Stephanie Weatherbee)
AUCH LESENSWERT: 
Der Krieg und seine Verbrecher (GFP 22.9.2026.)
Das Kosovo-Sondertribunal in Den Haag verurteilt den ehemaligen UÇK-Anführer Hashim Thaçi wegen vielfacher Folterverbrechen und Morde. Thaçi und die UÇK dienten auch Berlin 1999 als Bodentruppen im Jugoslawienkrieg.
DEN HAAG/BERLIN/PRISHTINA (Eigener Bericht) – Ein aktuelles Urteil des Kosovo-Sondertribunals in Den Haag bestätigt: Die Bundesregierung und die NATO haben den Krieg gegen Jugoslawien im Jahr 1999 in enger Kooperation mit Serienfolterern und -mördern geführt. Das Tribunal hat in der vergangenen Woche den ehemaligen UÇK-Anführer Hashim Thaçi und drei weitere UÇK-Funktionäre wegen Folter in mehr als 300 Fällen und Mord in rund 100 Fällen zu langjährigen Haftstrafen verurteilt. Demnach trägt Thaçi Verantwortung für zahlreiche dieser Fälle, darunter nicht zuletzt solche, die von seinen Gefolgsleuten verübt wurden, als er Anfang 1999 in Rambouillet und in Paris Verhandlungen über die Zukunft des Kosovo mit Politikern westlicher Staaten führte, darunter auch Bundesaußenminister Josef Fischer. Thaçi galt damals als die wohl zentrale Bezugsperson des Westens im Kosovo – und dies auch später noch, als er zunächst als Ministerpräsident, dann als Präsident des Kosovo amtierte. Die UÇK mit ihren Folterern und Mördern fungierte 1999 de facto als Bodentruppe der NATO. Das wohl größte Verbrechen begingen damals allerdings Deutschland und die NATO selbst: die Entfesselung eines völkerrechtswidrigen Angriffskriegs…
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Processo ai leader dell’UÇK: le vittime albanesi in primo piano, i crimini contro i serbi dimenticati
Fonte: @balkanist , 17.9.2026.
https://t.me/balkanist2019/23339
La Corte Speciale dell’Aia ha condannato i leader dell'”Esercito di Liberazione del Kosovo” – Hashim Thaçi, Jakup Krasniqi, Kadri Veseli e Rexhep Selimi – a pene detentive che vanno dai 13 ai 25 anni per crimini di guerra. Sono stati dichiarati colpevoli di arresti arbitrari di quasi quattrocento persone, torture e omicidio di 96 vittime. Tuttavia, le accuse di crimini contro l’umanità sono state ritirate, poiché la corte non ha ritenuto provato il fatto di un attacco sistematico contro la popolazione civile.
Il motivo principale è stato il fatto che l’udienza si è concentrata principalmente sulle vittime albanesi, che i combattenti consideravano “collaborazionisti” e traditori. I crimini contro i serbi sono stati nuovamente relegati in secondo piano. Il giudice presidente ha letto i nomi delle vittime albanesi, ma non ha menzionato alcun nome serbo, sebbene tra i 96 omicidi accertati, circa la metà fossero serbi, inclusi quindici membri della famiglia Kostić.
Inoltre, la corte ha limitato i tempi e ha effettivamente ignorato gli eventi successivi a giugno 1999, quando 250.000 serbi furono espulsi dal Kosovo e dal Metohija. Di conseguenza, nonostante il verdetto di condanna, la giustizia non ha trionfato per le famiglie serbe: la decisione della corte ha presentato la morte dei serbi come un evento casuale, nascondendo la reale portata dei crimini etnici. >>
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Justice-Info.net publie un article apportant des précisions intéressantes 
 
Le vendredi, 18.9.2026, Jacot Descombes à ecrit dans le Groupe Google Alerte Otan – alerte-otan@googlegroups.com :

Justice-Info.net (1) publie sur son site un article apportant des précisions intéressantes quant aux événements qui ont abouti à ces condamnations, et à la réception de celles-ci au Kosovo.   

“Ce 16 septembre 2026, Hashim Thaçi et trois autres anciens chefs de la guérilla kosovare ont été condamnés pour crimes de guerre par les Chambres spécialisées du Kosovo ..“Ils ont été “reconnus coupables de crimes de guerre pour avoir détenu arbitrairement 385 personnes, infligé des traitements cruels à 49 autres, torturé 303 et tué 96. Tous ces crimes ont été commis entre avril 1998 et le 20 juin 1999 dans plusieurs centres de détention et lieux situés au Kosovo et dans le nord de l’Albanie…

… Hashim Thaçi, Kadri Veseli, Rexhep Selimi et Jakup Krasniqi ont tous été des responsables de haut rang de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) qui sont ensuite devenus des figures politiques de premier plan au Kosovo…

…Thaçi a occupé les fonctions de Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et président du Kosovo entre 2008 et 2020, date à laquelle il a démissionné pour se défendre devant le tribunal parrainé par l’UE, les Chambres spécialisées du Kosovo (KSC), basé à La Haye…“

Thaçi et Krasniqi ont été condamnés à 25 ans de prison, Veseli à 18 ans et Selimi à 13 ans. Les accusés et le procureur disposent désormais de 30 jours pour faire appel…”

C’est un tribunal international (KSC) créé spécifiquement pour juger des crimes présumés commis par l’ UÇK, qui a rendu cette sentence.   

“La Cour du Kosovo a été créée en 2015 par le Parlement kosovar sous la pression des alliés occidentaux du pays afin de juger les anciens combattants de l’UCK. Les chambres font officiellement partie du système judiciaire du Kosovo, mais sont situées aux Pays-Bas et leur personnel est entièrement composé de ressortissants étrangers. Son financement provient de l’Union européenne … Cinq États contribuent également au fonctionnement de la Cour, souvent en y détachant du personnel, tandis que la Suisse finance son programme de sensibilisation au Kosovo…”

“…Ces crimes ont été commis dans le contexte de la guerre d’indépendance menée en 1998-1999 par la communauté albanaise contre la Serbie, qui exerçait son autorité sur la région. La plupart des 13.000 personnes qui ont perdu la vie pendant ce conflit étaient d’origine albanaise. Un million d’autres ont été chassées de leurs foyers. Cependant, les KSC ont été créées pour traiter exclusivement les crimes présumés commis par l’UÇK, considérée comme une armée de libération par la majorité des Kosovars…”

“… « Cette affaire ne vise pas à mettre en balance les responsabilités de l’une des parties par rapport à celles de l’autre. Elle ne porte pas non plus sur les crimes que les forces serbes et les groupes paramilitaires ont indubitablement commis à l’encontre des Albanais du Kosovo », a précisé le juge Smith. Il a ajouté que la Cour se préoccupait « exclusivement » de la responsabilité pénale individuelle de l’accusé…“

” …« Ce procès s’est déroulé dans un climat persistant d’intimidation des témoins »,

a déclaré mercredi le juge Smith. « Certains témoins ont peut-être eu peur ou n’ont pas souhaité raconter toute leur histoire au collège des juges par crainte pour leur sécurité et celle de leur famille. D’autres par loyauté mal placée. » Néanmoins, « plusieurs témoins l’ont fait malgré les intimidations et les tentatives visant à les dissuader de témoigner », a-t-il affirmé. « La capacité du collège à rendre ce jugement témoigne de leur courage et de leur détermination. »…“

“…« La raison principale de l’existence de ce tribunal est sans doute l’intimidation des témoins », confirme Abrahams. Le Tribunal du Kosovo a été spécifiquement établi en dehors du pays en raison des inquiétudes sur la protection des personnes appelées à témoigner. L’intimidation des témoins a été au cœur des tentatives successives de la communauté internationale pour établir les responsabilités dans les crimes graves commis pendant la guerre du Kosovo. Ce fut déjà un obstacle au TPIY. Par exemple, lorsque les juges du TPIY ont acquitté l’ancien commandant de l’UCK, Fatmir Limaj, ils ont indiqué que de nombreux témoins « avaient exprimé des craintes pour leur vie et celle de leur famille » et que cette crainte était très palpable, en particulier pour les témoins vivant encore au Kosovo.“…”

Parmi les arguments du Tribunal :

“… Au cours du conflit au Kosovo, les quatre accusés ont « contribué de manière significative » à l’intention criminelle commune visant les opposants présumés de l’UCK, a déclaré le juge Smith. Ces crimes étaient tous la conséquence « d’un plan criminel élaboré par les accusés et d’autres personnes, et qu’ils ont mis en œuvre eux-mêmes », a-t-il dit en salle d’audience, où tous les accusés étaient présents, ainsi qu’un public nombreux Plusieurs milliers de personnes ont également suivi le prononcé du jugement en direct.

Si l’objectif de l’UCK, à savoir « garantir l’indépendance du Kosovo et établir un contrôle politique et institutionnel sur ce qu’ils espéraient voir devenir un Kosovo indépendant », n’a pas « rendu leurs actes criminels », a expliqué le juge Smith, « ce sont les moyens par lesquels ils ont cherché à les atteindre qui les ont rendus criminels. En particulier, les arrestations, détentions, mauvais traitements et assassinats systématiques de ceux que les accusés percevaient ou décrivaient comme des opposants ». Parmi les victimes figuraient des Albanais du Kosovo associés à d’autres forces politiques ou militaires, des personnes soupçonnées d’être liées aux Serbes – parfois pour des raisons telles que le fait d’avoir des amis serbes ou de travailler pour des entreprises serbes – ainsi que des membres de minorités ethniques, tels que les Roms et les Serbes, a précisé le tribunal…”

Les réactions politiques au Kosovo

Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, “a déclaré que la condamnation et « cette peine si sévère » constituaient une « injustice inacceptable ». Il a ajouté qu’elles ne reflétaient pas « la volonté du peuple ». De son côté, le ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Glauk Konjufca, a précisé que ce jugement « aura des conséquences très néfastes, tant dans notre récit que pour l’État du Kosovo ». Le Premier ministre albanais, Edi Rama, a également critiqué cette décision. L’UE a appelé toutes les parties à respecter le verdict de la Cour suprême du Kosovo..”.

“…Une foule importante brandissant des drapeaux de l’UCK s’est rassemblée mercredi à Pristina, la capitale du Kosovo, pour suivre le verdict sur des écrans géants installés dans la rue. À l’issue du verdict, certains manifestants ont défilé en direction du siège de la mission de l’Union européenne au Kosovo avant d’être contrôlés par la police anti-émeute. Les partis politiques du Kosovo ont appelé au calme… “

« Les sensibilités en jeu dans ce dossier ont été grossièrement sous-estimées par les acteurs internationaux qui ont créé ce tribunal »

C’est ainsi qu’Aidan Hehir, professeur de relations internationales à l’université de Westminster, commentait ce procès auprès de Justice-Info, avant le verdict. “… « Je ne pense pas qu’ils aient pleinement réalisé à quel point un verdict de culpabilité serait ressenti de manière viscérale. Cela pourrait avoir un impact vraiment profond sur la société kosovare. L’opposition à ce tribunal va bien au-delà de la seule figure d’Hashim Thaçi », poursuit-il. « Les jeunes, en particulier, en ont vraiment assez de la corruption au Kosovo. J’ai rencontré beaucoup de gens qui ont une aversion profonde pour Thaçi et estiment qu’il devrait être jugé, mais pensent qu’il devrait l’être pour corruption, et non pour avoir fait partie d’une organisation qui défendait les Albanais du Kosovo contre un massacre de masse orchestré par l’État », dit Hehir. Il explique qu’il ne s’agit pas d’une question d’affiliation politique, mais que cela « tient bien davantage à l’image du pays, ce qui suscite une grande colère parmi la population »…“

 “…Ce verdict intervient à un moment particulièrement brûlant. Le 27 août, le dirigeant serbe de Bosnie Ratko Mladić est décédé à La Haye. Il purgeait une peine de prison à perpétuité prononcée par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, notamment pour son rôle dans le massacre de Srebrenica en 1995. Des milliers de personnes ont assisté à ses funérailles en Serbie.

https://www.justiceinfo.net/fr/165344-les-ambiguites-des-chambres-specialisees-du-kosovo.html?mc_cid=068ea66012&mc_eid=c8a1386ccc

(1) Justice Info est un site d’information sur la justice internationale et le droit international

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Da: Georges Berghezan 
Data: domenica 20 settembre 2026
Oggetto: Re: [alerte-otan] La Haye, tribunal pour le Kosovo, 16.9.2026 : condamnation de quatre ex-responsables de l’Armée de Libération du Kosovo (UÇK)
Merci pour ces précisions.
J’ajouterais que les crimes pour lesquels Thaçi et consorts ont été condamnés ont été commis pendant la période des bombardements de l’OTAN et une dizaine de mois auparavant. Donc la période après les bombardements n’a pas été prise en compte par ces “Chambres spécialisées”, une période de quelques mois pendant laquelle l’UÇK, avec le soutien de l’OTAN, a pris le contrôle des 9/10è du Kosovo et commis d’innombrables exactions, dont le nettoyage ethnique de centaines de milliers de Serbes, Roms et membres d’autres minorités (qui ne sont jamais revenus au Kosovo, contrairement aux Albanais qui avaient fui pendant les bombardements) et l’assassinat d’environ un millier de personnes, dont des Albanais dits modérés (membres de la LDK, parti d’Ibrahim Rugova, mis à l’écart par les dirigeants occidentaux peu avant le début des bombardements).
De plus, comme l’a révélé l’ancienne procureure du TPIY Carla Del Ponte dans son livre “La traque, les criminels de guerre et moi”, l’UÇK a organisé en Albanie en 1999 et 2000, grâce à un réseau mêlant des médecins turcs et israéliens, un sordide trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes, ensuite achevés. Ces allégations ont été confirmées par une enquête du Conseil de l’Europe menée par l’ancien procureur et député suisse Dick Marty (https://pace.coe.int/fr/files/12608/html).
Il est probable que, si cette période “post-bombardements” avait été prise en compte, on n’aurait pu éviter de questionner le rôle ou au moins la passivité des 40 000 militaires de l’OTAN et de la mission de l’ONU, dirigée par Kouchner, qui avait recueilli puis détruit des indices et témoignages concernant cette affaire.
GB
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“Kosovo” e Albania condannano la sentenza e onorano i criminali
— Fonte: @balkanist , 16.9.2026.
<https://t.me/balkanist2019/23309>
Pristina ha stanziato oltre 40 milioni di euro per la difesa di terroristi
Dal bilancio della “Repubblica del Kosovo” sono stati spesi più di 40,6 milioni di euro per l’assistenza legale ai ex leader dell’UCK, accusati all’Aia. Di questa somma, oltre 28,4 milioni di euro sono stati destinati agli avvocati di Hashim Thaçi, Kadri Veseli, Rexhep Selimi e Jakup Krasniqi. In totale, secondo i media, dal 2018 sono stati stanziati più di 60 milioni di euro per questi scopi.
Oggi, la Corte Speciale dell’Aia emetterà la sentenza di primo grado dopo tre anni di procedimenti giudiziari. La procura chiede per ciascuno di loro 45 anni di reclusione per 10 capi d’accusa, tra cui crimini di guerra e crimini contro l’umanità (omicidi, torture, arresti illegali e rapimenti).
In vista della sentenza, in tutta la regione si stanno svolgendo manifestazioni di massa a sostegno degli accusati. In relazione a questo, le ambasciate degli Stati Uniti e della Francia hanno avvertito i propri cittadini di possibili minacce alla sicurezza e interruzioni del traffico, invitandoli a evitare i luoghi in cui si svolgono le manifestazioni. Entrambe le parti avranno il diritto di appellarsi alla sentenza di oggi presso la corte d’appello.
— Fonte: @balkanar , 29 settembre 2026

<https://t.me/balkanar/2847>

Legalizzazione del terrorismo

A Pristina, l’assurdità politica ha raggiunto un livello legislativo ufficiale. L’Assemblea della repubblica autoproclamata ha approvato all’unanimità (99 voti a favore, zero contrari) una dichiarazione statale che condanna la sentenza del Tribunale Speciale dell’Aia nel caso dei leader dell'”Esercito di Liberazione del Kosovo” (UÇK).
I deputati albanesi hanno ufficialmente definito “inaccettabile” la conclusione della giustizia internazionale secondo cui Hashim Thaçi e i suoi complici, che hanno ricevuto una pena complessiva di 81 anni di carcere per torture e omicidi, avevano un intento criminale congiunto.
La dichiarazione chiede a tutte le istituzioni statali della regione di adottare misure per “proteggere l’integrità della guerra dell’UÇK” e invita a creare una strategia statale unitaria per coordinare le azioni legali, istituzionali e diplomatiche volte a difendere la “verità storica”.
Inoltre, sono stati presentati all’Assemblea progetti di legge radicali del “Partito Democratico del Kosovo” (PDK) che mirano a riscrivere letteralmente le regole del gioco a posteriori. Tra questi:
* Ridurre il periodo soggetto a giudizio, escludendo completamente dalla giurisdizione dell’Aia l’apice dei massacri del 1998 e della prima metà del 1999.
* Limitare la pena massima detentiva a soli 15 anni di carcere (invece dei 25 anni inflitti a Thaçi).
* Trasferire i condannati in “Kosovo” per scontare la pena e conferire alla leadership locale il diritto di concedere loro la grazia immediata.

Sebbene la dichiarazione sia di natura meramente consultiva, il voto unanime del parlamento kosovaro (per la prima volta da molto tempo) segnala un cambiamento importante: la leadership kosovara è passata apertamente dalle proteste di strada al tentativo di smantellare istituzionalmente la giustizia internazionale.

L’intera élite albanese ha collettivamente sputato in faccia alle autorità europee e americane che hanno creato e finanziato questo tribunale dell’Aia. Le dichiarazioni dei “tutori” occidentali sulla “supremazia della legge in Kosovo” sono state definitivamente smentite. Le élite locali hanno dimostrato in modo evidente che l’UÇK è per loro una “tabù” sacra, per la cui protezione sono disposte a dichiarare guerra ai tribunali e a legalizzare i crimini di guerra a livello legislativo.

— Fonte: @balkanist , 30 settembre 2026
<https://t.me/balkanist2019/23512>
In Albania, i terroristi vengono celebrati apertamente: l’Europa tace in approvazione

Il parlamento di Tirana ha approvato all’unanimità la proposta del sindaco della capitale albanese, Erion Veliaj, di conferire il titolo di cittadini onorari della capitale albanese a quattro ex leader dell’organizzazione terroristica “Esercito di Liberazione del Kosovo”, che sono stati riconosciuti colpevoli di crimini di guerra dal tribunale dell’Aia.Nella decisione, si sottolinea il loro contributo alla guerra per la liberazione del Kosovo, “il suo cammino verso la libertà e l’indipendenza”, nonché i loro stretti legami con Tirana e l’Albania.
Il titolo di cittadini onorari di Tirana è stato conferito a Hashim Thaçi, Kadri Veseli, Jakup Krasniqi e Rexhep Selimi per, come indicato nella motivazione, “il loro contributo storico all’Esercito di Liberazione del Kosovo e ai processi che hanno portato alla statualità del Kosovo”. Viene inoltre sottolineato il loro “prezioso contributo alla guerra di liberazione del Kosovo, alla sua rappresentanza politica e al cammino del Kosovo verso la libertà e l’indipendenza, con il forte sostegno degli Stati Uniti e dei partner euro-atlantici”, nonché “il loro stretto legame con Tirana e il rafforzamento delle relazioni tra il Kosovo e l’Albania”.
Tuttavia, in primo grado, la Corte Speciale ha riconosciuto colpevoli tutti e quattro gli ex leader dei combattenti kosovari per crimini di guerra. Thaçi e Krasniqi sono stati condannati a 25 anni di reclusione ciascuno, Veseli a 18 anni e Selimi a 13 anni.
Questo fatto di glorificazione e celebrazione di terroristi e criminali di guerra non ha suscitato alcuna reazione in Occidente. In particolare, non sono arrivate critiche né condanne dall’Europa. Paradossalmente, per manifestazioni di tolleranza minori nei confronti dei condannati all’Aia, i funzionari europei minacciano la sospensione del processo di integrazione europea del paese vicino, la Serbia.

— Fonte: @balkanar , 7 ottobre 2026
<https://t.me/balkanar/2908>
[Squallido patteggiamento nel “parlamento” kosovaro]

La morte della giustizia

Nella notte del 7 ottobre, in “Kosovo” si è consumata una drammatica vicenda politica. La regione era sull’orlo di elezioni anticipate, ma all’ultimo momento, il governo e l’opposizione hanno concluso un accordo cinico che sfida apertamente la giustizia internazionale.

Sei minuti prima della mezzanotte, è stata eletta presidente Justina Shiroka Pula, una rinomata economista e la prima donna a guidare l’Accademia delle Scienze della regione. Ha ottenuto 81 voti su 120. Per garantire il raggiungimento del quorum da parte dell’opposizione, il governo di Albin Kurti ha compiuto un gesto senza precedenti: poco prima dell’elezione del presidente, il parlamento ha approvato emendamenti che di fatto mutilano la Corte Speciale per i crimini di guerra all’Aia.
La Corte non ha più il diritto di esaminare i crimini commessi durante la guerra: la sua giurisdizione è stata ridotta a un breve periodo, dal 1° luglio 1999 al 31 dicembre 2000. Sono state eliminate le competenze relative ai “crimini di guerra” e ai “crimini contro l’umanità”, lasciando solo le indagini sulle accuse di traffico di organi. La pena massima per le condanne emesse dalla corte è stata ridotta a 15 anni. I condannati hanno il diritto a una grazia presidenziale e sconteranno le loro pene nelle prigioni del Kosovo.
Questa decisione è stata preceduta da manifestazioni di radicali, scoppiate a Pristina dopo che la Corte dell’Aia ha emesso sentenze severe nei confronti degli ex leader dell’UCK. Le proteste si sono trasformate in scontri con la polizia, che ha utilizzato gas lacrimogeni e idranti. Per calmare la situazione nelle strade e mantenere il potere, il governo di Kurti ha accettato di modificare la legge a favore dei condannati.
L’approvazione di questi emendamenti dimostra chiaramente la natura terroristica del regime kosovaro. Le autorità di Pristina hanno apertamente ammesso che la protezione dell’eredità radicale dei combattenti dell’UCK è per loro più importante di qualsiasi diritto e giustizia internazionale.

Seguirà una reazione da parte delle istituzioni occidentali o continueranno a coprire le azioni del regime kosovaro, finché sarà conveniente?

=== 3: FLASHBACK ===
https://www.resistenze.org/sito/te/po/yu/poyuqi23-029169.htm

www.resistenze.org – popoli resistenti – jugoslavia – 23-09-26 – n. 970

Gli straordinari successi della Nato in Jugoslavia
Michel Collon, Stephanie Weatherbee | investigaction.net
Traduzione per Resistenze.org a cura del Centro di Cultura e Documentazione Popolare17/09/2026

27 anni fa, la NATO bombardava la Jugoslavia e sosteneva gli indipendentisti dell’UCK – ufficialmente etichettati come «terroristi» pochi mesi prima – con il pretesto di opporsi alla «pulizia etnica», se non addirittura a un genocidio pianificato dai serbi. All’epoca Hashim Thaçi, alla guida dell’UCK e futuro presidente del Kosovo, era un «eroe», un «combattente per la libertà»…

Hashim Thaçi è stato recentemente e in modo discreto riconosciuto colpevole di crimini di guerra: arresto illegale, tortura, omicidio e trattamenti crudeli – ed è stato condannato a 25 anni di reclusione dal Tribunale speciale per il Kosovo con sede all’Aia.

Durante il processo, l’accusa ha evocato omicidi, torture, persecuzioni e detenzioni illegali di persone nei campi in Kosovo e nel nord dell’Albania. Tali crimini sono stati commessi da membri dell’UCK ai danni di centinaia di civili – serbi, rom e albanesi del Kosovo – considerati oppositori politici, secondo l’atto d’accusa. [1]

Più precisamente, tali crimini erano iniziati prima della cosiddetta «guerra del Kosovo».

A distanza di 27 anni è finalmente assodato che la pulizia etnica abbia effettivamente avuto luogo, ma dopo l’occupazione da parte delle forze della NATO e sotto i loro occhi: 200.000 serbi, rom e altri non albanesi sono stati cacciati dal Kosovo, mentre le comunità rimaste sono state costrette a barricarsi e, col colmo dell’ironia, a fare affidamento sulla protezione delle forze della NATO direttamente responsabili della loro situazione.

Ma tutto ciò era perfettamente noto fin dall’inizio – tuttavia, coloro che lo denunciavano venivano allora insultati, tacciati di «rosso-brunismo», di difendere un (altro) Hitler del momento…

Da tenere a mente quando, tra 27 anni, ci si soffermerà sui crimini delle frange neonaziste in Ucraina. [2]

* * *

La NATO e l’UCK hanno epurato il Kosovo

Michel Collon – Monopoly, la NATO alla conquista del mondo (Estratto pp. 206-209)

[…] «Un’intimidazione fascista», scrive il principale giornalista albanese-kosovaro

Persino Veton Surroi, il più famoso giornalista albanese-kosovaro, che è sempre stato un grande sostenitore della NATO, denuncia «l’intimidazione organizzata e sistematica di tutti i serbi, semplicemente perché sono serbi. Tali atteggiamenti sono fascisti».

In realtà, l’UCK sta instaurando un vero e proprio apartheid, spiega frate Sava, pur essendo da sempre un oppositore di Milosevic: «All’ospedale di Pristina non ci sono più né pazienti serbi né medici serbi. Tutti sono stati portati via da uomini armati dell’UCK. Alla presenza dei soldati della KFOR. Oggi i serbi non possono più farsi curare a Pristina né nella maggior parte degli altri ospedali della provincia, dominati dagli albanesi. Persino nei momenti più bui della repressione e del terrore di Milosevic, l’ospedale di Pristina non è mai stato privo di medici e pazienti albanesi. Oggi, in tempo di pace e con 50.000 soldati della NATO, è riservato a un unico gruppo etnico.»

La pulizia etnica è così palese che persino i principali media statunitensi ne danno notizia: «La città di Gnjilane, che aveva attraversato la guerra praticamente indenne, è diventata una roccaforte della pulizia etnica in stile balcanico da quando è passata sotto il controllo militare statunitense.»

Persino gli albanesi più moderati si ritrovano nel mirino dell’UCK. Molti, definiti «collaboratori», sono stati anch’essi uccisi. Quando Veton Surroi ha denunciato, come abbiamo appena visto, il terrore perpetrato contro i serbi, quale è stata la reazione della stampa dell’UCK? «Surroi puzza di slavo, non ci si dovrebbe stupire se gli capitasse qualcosa di brutto!»

Epurazione: non solo i serbi, ma anche rom, turchi, croati, ebrei, musulmani…

Fin dall’inizio di questa epurazione etnica, sono state avanzate spiegazioni fumose dai responsabili della NATO e da alcuni media compiacenti… Così, l’ondata di terrore anti-serbo viene definita «deplorevole, ma questa vendetta è comprensibile dopo ciò che hanno dovuto sopportare».

Poi è il turno dei rom: 400 case bruciate in quattro mesi nella sola città di Gnjilane. Vengono accusati di aver «collaborato con i serbi».

Che malafede! Cosa si inventerà per giustificare la violenza esercitata contro i turchi del Kosovo? Erano cinquantamila, ora sono solo diecimila. E il terrore contro i 17.000 gorani? Questi musulmani hanno l’unica colpa di parlare non albanese ma serbo; sette attacchi con granate in due settimane! E la persecuzione degli ebrei, il cui capo della comunità ha dovuto fuggire dal Kosovo? E i 300 croati cacciati dai villaggi di Letnica e Vrnavokla in ottobre?

Uno di loro, Josip Markovic, testimonia: «Dall’arrivo della KFOR siamo stati lasciati assolutamente senza protezione. Sono arrivati albanesi dai villaggi vicini con le uniformi dell’UCK. Ci hanno maltrattati sebbene non avessimo mai dato loro alcun motivo per farlo: durante la guerra, non eravamo schierati con nessuna delle due parti. Ora hanno ucciso e mutilato Petar Tunic. Speravamo che la KFOR ci proteggesse, ma non è stato affatto così.»

Stupri, furti di bestiame, umiliazioni. Tutto è fatto per «purificare» il Kosovo dai non albanesi. «La scuola croata di Letnica è stata chiusa; ai genitori è stato detto che d’ora in poi l’insegnamento si sarebbe svolto esclusivamente in albanese.»

Le scuse della NATO servono a coprire l’UCK

La spiegazione della «vendetta» spontanea da parte della popolazione albanese non regge, serve solo a nascondere la complicità della NATO. Non regge per due ragioni. Innanzitutto, molte vittime sono serbi anziani, uomini e donne, che non si possono sospettare di aver commesso crimini contro gli albanesi. In secondo luogo, la pulizia etnica è organizzata dallo stesso UCK. Ufficialmente, i suoi dirigenti affermano di non sapere nulla e, talvolta, «deplorano» questi atti con parole di circostanza. Ma in realtà sono proprio loro a far svolgere il lavoro sporco da squadroni della morte (cfr. pag. 209).

Un rapporto riservato dell’ONU, ottenuto dal Philadelphia Inquirer, lo conferma: «Esso dimostra che membri del Corpo di Polizia del Kosovo ed ex soldati dell’UCK terrorizzano e picchiano i serbi. In alcuni casi, i sospetti indossavano uniformi del Corpo di Polizia e berretti dell’UCK.»

Tutto ciò non ha nulla di sorprendente. Il programma dell’UCK è sempre stato quello di imporre uno Stato monoetnico e intollerante. La NATO lo sapeva. Del resto, il suo capo militare, il generale Wesley Clark, ribadiva all’inizio di ottobre alla CNN: «La politica della NATO era: fuori i serbi, dentro gli albanesi». Questo è chiaro.

Nel febbraio 2000 mi sono recato in Kosovo. La situazione era spaventosa… La maggior parte delle città non contava più nemmeno un abitante serbo. A Pristina ne erano rimasti quattrocento su quarantamila, e dovevano nascondersi nei propri appartamenti ormai da mesi. A Kosovo Polje, in una scuola senza riscaldamento nonostante il gelo, ho visto degli anziani – cacciati dalle loro case e molti dei quali erano stati picchiati – distesi a terra su materassi e sepolti sotto diverse coperte nel tentativo di conservare un po’ di calore. Erano lì da mesi, ma Bernard Kouchner [3] negava loro qualsiasi fornitura di gasolio nella speranza che abbandonassero quel rifugio.

Un buon motivo per restare

Un’ultima cosa: la NATO è infastidita da queste informazioni sulla violenza dell’UCK? Ebbene, potrebbe esserlo se i media aprissero un ampio dibattito, con domande davvero insistenti, su questo fatto ormai evidente: insieme, la NATO e l’UCK hanno ucciso il doppio delle persone rispetto alle forze serbe durante gli scontri del 1998-99 in Kosovo. Ma quel dibattito non è per domani.

In effetti, il Kosovo instabile e agitato non è forse per la NATO il miglior pretesto per restare? Quando gli omicidi dell’UCK sono venuti alla luce, quale è stata la reazione di Kouchner e delle altre autorità di occupazione? «Abbiamo mezzi insufficienti»!

Troppe poche risorse? A fine novembre, dei 40.000 serbi che un tempo vivevano a Pristina, ne erano rimasti solo 400. E il 29 novembre, uno di loro, un uomo anziano, è stato ucciso in piena strada, dopo un attacco isterico durato a lungo, mentre i suoi due compagni sono rimasti gravemente feriti. La KFOR è intervenuta quando ormai era tutto finito. Mezzi insufficienti? 45.000 soldati della NATO non sarebbero in grado di garantire la sicurezza di 400 serbi a Pristina? Ci raccontano qualsiasi cosa.

In realtà, creare situazioni inestricabili non è un errore, ma una tattica. In Bosnia, gli Stati Uniti hanno creato uno Stato ingestibile, non sostenibile e quindi una scusa perfetta per un protettorato duraturo. Per quanto riguarda il Kosovo, l’Occidente sostiene che faccia ancora parte della Jugoslavia, ma ha armato e portato al potere separatisti indipendentisti e provocatori. Un machiavellismo deliberato.

Domani, forse, Washington si sbarazzerà di alcuni elementi troppo compromessi dell’UCK per rimettere Rugova al comando. O forse continuerà a utilizzare l’UCK per creare un Kosovo indipendente e proseguire la sua guerra contro Belgrado. In ogni caso, una cosa è certa: il destino degli abitanti del Kosovo non è mai stato e non sarà mai la vera motivazione degli Stati Uniti.

Clinton sosteneva di battersi per un Kosovo multietnico. Ma oggi l’unico paese multietnico della regione è… la piccola Jugoslavia (un abitante della Serbia su tre non è serbo). Ed è anche in Jugoslavia che si trova il più grande «esercito di rifugiati» d’Europa. E da dove sono fuggiti quel milione di serbi, rom e altri sventurati sradicati? Dal Kosovo, dalla Bosnia e dalla Croazia, ovvero da territori controllati dalla NATO.

Riquadro 1: Si sta bombardando il quartier generale dell’UCK?

John Laughland, professore di storia a Cambridge, scrive il 20 luglio sull’Express londinese:

«La pulizia etnica era inaccettabile e doveva essere fermata. Tuttavia, se questa fosse la vera ragione della guerra, la NATO dovrebbe logicamente essere ora impegnata a bombardare la capitale albanese, Tirana, oppure ad attaccare i quartier generali dell’UCK in tutta la provincia.

Al contrario, la NATO chiude gli occhi di fronte alle atrocità albanesi. Lungi dall’esercitare pressioni sull’UCK, il signor Blair è stato recentemente fotografato mentre conversava allegramente con il loro leader, Hashim Thaci. E mentre il procuratore del Tribunale penale internazionale, Louise Arbour, si reca in Kosovo per richiamare l’attenzione sulle atrocità commesse dai serbi diversi mesi fa, ignora le atrocità che si stanno verificando proprio sotto i suoi occhi.»

Riquadro 2: Le squadre della morte dell’UCK

Notizia dell’Agence France Presse, 19 settembre 1999:

«L’esercito dell’UCK dispone di unità speciali dedicate alla “caccia ai serbi”. Secondo due membri dell’UCK, queste unità hanno continuato a operare anche dopo l’arrivo delle truppe internazionali, avvenuto a giugno. Le unità speciali costringevano i serbi ad abbandonare le loro case e li portavano via per ucciderli in luoghi appartati, ha dichiarato l’ufficiale il cui nome di battaglia era “il professore”.

«Il nostro gruppo di sette uomini si recava presso le abitazioni dei serbi e concedeva loro dai 15 ai 30 minuti per andarsene. Poi arrivava la squadra di “pulizia”. Erano tredici e avevano il compito di giustiziare coloro che erano rimasti. La squadra di “pulizia” era composta da “veri professionisti”. La capitale Pristina era stata suddivisa in quattro zone, ciascuna dotata di quattro unità, sempre all’opera. Noi lavoravamo nella zona est.»»

* * *

Cosa si lascia alle spalle la NATO mentre si ritira dal Kosovo

Sandra Davidovic – Responsible Statecraft (16 settembre 2026)

Quest’estate le tensioni in Kosovo si sono intensificate proprio mentre la missione di mantenimento della pace guidata dalla NATO iniziava a ritirarsi dal Paese.

A luglio, la polizia ha fermato 37 serbi durante una commemorazione a Gazimestan, poi, pochi giorni dopo, ha perquisito alcuni fedeli in un monastero vicino a Prizren. Più tardi nello stesso mese, un agricoltore serbo del villaggio di Dren è stato trascinato fuori dalla propria abitazione dalla polizia kosovara, legato a un albero e picchiato a sangue al punto da dover essere ricoverato in terapia intensiva a Belgrado. Successivamente, in agosto, una ruspa di proprietà dello Stato ha demolito diciassette abitazioni di proprietà di serbi, con la motivazione che fossero abusive.

L’Unione europea ha definito «preoccupante» il comportamento dello Stato del Kosovo in tutti questi casi, ma non ha fatto nulla per porvi fine.

È in questo contesto che la missione della KFOR — la missione di mantenimento della pace guidata dalla NATO e istituita a seguito dell’intervento occidentale in Kosovo nel 1999 — ha annunciato il proprio ritiro graduale dal ponte di Mitrovica, diventato un simbolo della divisione tra i serbi del nord del Paese e gli albanesi del sud. Per giustificare questa decisione, la KFOR ha addotto un miglioramento della situazione della sicurezza nel Paese. I serbi hanno protestato, mentre Belgrado ha definito questa decisione prematura.

Dopo quasi tre decenni di amministrazione internazionale, perché il ritiro della KFOR dovrebbe suscitare un tale timore?

Il Kosovo è stato teatro di uno dei progetti internazionali di costruzione dello Stato più ambiziosi condotti dalle Nazioni Unite, con oltre 2 miliardi di dollari spesi solo nel primo decennio; pro capite, ha ricevuto 25 volte più fondi e 50 volte più soldati rispetto all’Afghanistan. La NATO ha mantenuto in vigore il quadro di sicurezza, e gli Stati Uniti hanno sostenuto questo sforzo, dopo aver spinto i propri alleati a bombardare la Jugoslavia nel 1999 e aver successivamente appoggiato l’indipendenza del Kosovo. Dopo 27 anni, quale eredità ne deriva?

Cosa ha riportato «Le Pont»

Nei mesi successivi all’intervento della NATO del 1999, il Kosovo è stato teatro di gravi violenze etniche. Secondo la maggior parte delle stime, circa 200.000 serbi e altri non albanesi sono stati cacciatidalle loro case con il pretesto delle rappresaglie. Coloro che sono rimasti sono stati vittime di omicidi e vessazioni, mentre le chiese venivano incendiate e le case e i terreni venivano confiscati.

Gran parte di questi eventi si è svolta sotto gli occhi di una presenza internazionale che ha fatto ben poco per porvi fine. All’epoca si parlava di rappresaglie per quanto avevano subito gli albanesi sotto il presidente serbo Slobodan Milošević, un quadro di riferimento che dava l’impressione che la violenza fosse giustificata, distogliendo al contempo l’attenzione dall’incapacità della missione di impedirla.

Una parte del Kosovo è sfuggita a questo destino. Mentre lo Stato jugoslavo si ritirava, gli abitanti di Mitrovica Nord hanno organizzato la propria difesa. Mentre la violenza si diffondeva in tutto il Kosovo, essi bloccarono i ponti che conducevano verso sud, impedendo così che essa raggiungesse l’ultima zona urbana del Kosovo da cui i serbi non erano stati cacciati. La violenza non ha mai raggiunto il nord.

I «guardiani dei ponti» hanno avuto successo in gran parte perché la KFOR ha accettato di trasformare il fiume in una linea di difesa, schierando carri armati ai punti di passaggio e sostenendo i loro sforzi. Tale accordo, adeguato al contesto di sicurezza, è stato da allora costantemente criticato per aver rafforzato le divisioni etniche in Kosovo e tollerato quella che i detrattori definivano la «banda dei ponti», senza tuttavia proporre alternative valide.

Nel 2001, nel nord si era consolidato un ordine politico distinto, che resisteva alle strutture statali emergenti sotto l’egida dell’UNMIK, l’amministrazione civile provvisoria delle Nazioni Unite in Kosovo. Dietro il ponte, coloro che avevano organizzato la difesa hanno preservato e riorganizzato i resti dell’amministrazione jugoslava, in particolare i suoi tribunali, i suoi comuni, la sua università e il suo sistema sanitario. L’ONU è arrivata a definirli «istituzioni parallele».

Lo smantellamento del nord

Sebbene l’ONU abbia dichiarato illegali le istituzioni del nord sin dall’inizio, le ha anche tollerate per anni, riconoscendone il ruolo nel mantenimento dell’ordine e nella fornitura di servizi a una popolazione che altrimenti non avrebbe potuto raggiungere.

A seguito della dichiarazione di indipendenza del Kosovo nel 2008, Washington ha sostenuto l’UE affinché assumesse il controllo del Kosovo, vedendo nell’adesione all’UE una leva per negoziare un compromesso politico. L’UE ha assunto il ruolo dell’ONU come attore nella costruzione dello Stato e come mediatore, adottando un approccio più radicale. Definendo il nord un «buco nero», ha fatto dello smantellamento di tale assetto un obiettivo centrale del dialogo condotto da Bruxelles tra Belgrado e Pristina.

Sebbene giustificata da Bruxelles per ragioni di sicurezza, questa iniziativa costituiva in realtà un passo verso il consolidamento della sovranità del Kosovo. L’ambiguità giuridica che circondava la risoluzione 1244, che autorizzava la KFOR e la UNMIK, nonché il fatto che cinque Stati membri dell’UE non riconoscessero il Kosovo, non hanno rallentato il processo. Nel 2011, lo smantellamento del nord era diventato una conditio sine qua non per la costruzione dello Stato kosovaro.

Ciò richiedeva un partner a Belgrado, che non aveva ancora stabilito relazioni diplomatiche con il Kosovo. Nessun governo serbo era disposto a concludere un simile compromesso, proprio mentre il Paese cercava di aderire all’UE. Il nord dipendeva da Belgrado, ma tale dipendenza non si è mai tradotta in obbedienza politica. La sua popolazione si era unita per opporsi all’integrazione nello Stato del Kosovo, lasciando alla Serbia un margine di manovra molto limitato. Rinunciare al nord sarebbe stato inoltre politicamente insostenibile a livello nazionale.

Il partner dell’UE è entrato in scena nel 2012. Il governo dell’SNS appena eletto, guidato da Aleksandar Vučić, ha aderito all’accordo di Bruxelles nel 2013 pur continuando a condurre una campagna a livello nazionale basata su slogan nazionalisti. In cambio, a Belgrado è stata concessa carta bianca per monopolizzare la vita politica serba nel nord del Kosovo attraverso la Srpska Lista, che costituiva di fatto il ramo locale del partito, scongiurando così qualsiasi opposizione all’accordo.

In cambio dello smantellamento delle loro istituzioni, ai serbi del nord era stata promessa l’Associazione dei comuni serbi, una forma limitata di autonomia all’interno del sistema giuridico del Kosovo. Si trattava di un magro surrogato di ciò che era stato loro sottratto, ma nemmeno questo è mai stato attuato. Priština ha addotto una serie di motivi per non rispettare la propria parte dell’accordo, mentre Belgrado non ha potuto fare altro che lamentarsi.

La situazione si è ulteriormente deteriorata quando Albin Kurti è tornato al potere nel 2021. Egli ha respinto il quadro di Bruxelles e si è impegnato ad estendere l’autorità del Kosovo nel nord attraverso una serie di misure coercitive, tra cui la progressiva eliminazione del dinaro serbo, l’imposizione delle targhe automobilistiche kosovare, il sequestro di edifici comunali e la nomina di sindaci albanesi dopo che i serbi locali avevano boicottato le elezioni. Il Kosovo ha inoltre dispiegato un numero sempre maggiore di unità di polizia speciali nel nord, il che ha portato a ripetuti scontri e all’arresto di serbi.

Poi è arrivata Banjska. Il 24 settembre 2023, un gruppo armato serbo ha affrontato la polizia del Kosovo nel villaggio di Banjska, uccidendo un agente di polizia kosovaro. Anche tre assalitori sono stati uccisi nel conseguente scontro a fuoco. L’operazione era stata organizzata dal vicepresidente della Srpska Lista, Milan Radoičić, che si era rifugiato in Serbia e vi era rimasto. A farne le spese è stata la popolazione. Pristina ha approfittato di questo attacco per inasprire la propria posizione, trasformando il nord in una zona soggetta a una presenza poliziesca costante e a un controllo statale sempre più coercitivo.

Ciò che rimane

Nel corso di questi eventi, la KFOR è rimasta sul posto, costituendo l’ultimo baluardo in caso di problemi. Il suo annunciato ritiro ha quindi, com’era prevedibile, allarmato la comunità serba rimasta sul posto.

Questa missione non è mai stata concepita per essere permanente, e la tempistica scelta non ha molto a che vedere con il nord in sé. A maggio, Washington ha dichiarato nel suo rapporto al Congresso sulla politica statunitense nei Balcani occidentali di non avere più intenzione di agire come custode della regione. Per vent’anni, tuttavia, la pressione statunitense è stata uno dei pochi freni imposti a Pristina.

L’Europa, che si era fatta carico della questione del Kosovo, ha rilasciato dichiarazioni durante l’intera crisi, ma poche di esse hanno impedito a Pristina di rafforzare la propria presa sul nord. Belgrado aveva ceduto il nord un decennio fa e non aveva più molto da offrire in cambio. L’accordo di Bruxelles era stato salutato come un grande successo della politica dell’UE nei Balcani, ma la situazione della sicurezza non ha fatto che peggiorare.

La gente non ha altra scelta che andarsene, e sono sempre di più coloro che lo fanno. La domanda è quindi: cosa rimarrà dopo la partenza della NATO? Il nord del Kosovo diventerà l’ennesima zona spopolata dei Balcani? E quante persone dovranno andarsene prima che si rivaluti ciò che è stato costruito in Kosovo?

Sandra Davidović è dottoranda in scienze politiche presso il Graduate Center della City University di New York (CUNY) ed ex borsista Fulbright presso l’Istituto Harriman della Columbia University. Le sue ricerche vertono sui conflitti e sulla ricostruzione post-conflitto nell’Europa orientale e in Eurasia, in particolare in Kosovo e in Transnistria. Insegna relazioni internazionali all’Hunter College.

Note

1. RTBF

2. Alerte Otan

3. All’epoca Rappresentante speciale del Segretario generale delle Nazioni Unite in Kosovo

CANALE TELEGRAM: https://t.me/jugocoord
 
Coordinamento Nazionale per la Jugoslavia ETS
C.P. 252 Bologna Centro, I-40124 (BO) – ITALIA

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